Fédération Nationale de l'Immobilier

Place Victor-Hugo à Grenoble

Lieu emblématique de l'hyper-centre grenoblois, la place Victor-Hugo attire les amateurs d'haussmannien, de belles surfaces et de vues dégagées.
Mais les ventes sont rares. Pour autant, les prix restent plutôt stables. Jusqu'à 4 000 euros le m2 sur la place et 3 000 euros autour.

Reconnaître un immeuble haussmannien

Les critères qui définissent un immeuble typique de la période du Baron Haussmann :

La façade est l’élément primordial du style Haussmannien. Les immeubles privés doivent respecter une même hauteur ainsi que des mêmes lignes principales de façade pour ne former qu’un même ensemble architectural. La hauteur, variant de 12 à 20 mètres, doit quant à elle être proportionnelle à la largeur de la voirie, sans ne jamais dépasser 6 étages.

La façade du style Haussmannien est construite en pierre de taille (matériau noble).

La gradation esthétique des immeubles est parallèle à la gradation sociale. C’est pourquoi plus vous montez en étage, plus les décorations sont sobres et les hauteurs de plafonds moins importantes.

Une place chère aux grenoblois

Entre 2014 et 2018, seuls trois appartements se sont vendus sur cette place chère aux Grenoblois, achevée en 1885, année du décès du célèbre poète Victor Hugo, d’où son nom. Et ces transactions répertoriées sur le site de valeurs foncières mis en place par l’État (1) remontent à 2014 et 2016, pour des surfaces de 82 à 105 m2. Dans ces trois cas, le prix au m2 se situait entre 3 400 et 4 500 euros. « Les ventes d’appartements donnant sur la place sont très rares. Et compte tenu de leur grande taille, ces biens haut de gamme peuvent atteindre des budgets conséquents à l’instar de l’appartement que nous avons en portefeuille.

Mis en vente à 585 000 euros, ce 158 m2 d’exception, avec vue imprenable sur la place, se situe sur la partie la plus cotée », résume Florent Gignoux, gérant de l’agence Gix Immobilier à Grenoble. Les immeubles aux n° 2, 4 et 6 de la place Victor-Hugo sont en effet les plus ensoleillés et offrent la meilleure vue sur Belledonne. Suivent, par ordre décroissant d’appréciation, les immeubles côté ouest (n°3, 5, 7) bénéficiant du soleil couchant, puis ceux lumineux le matin du côté est de la place (n°8, 10, 12) et enfin ceux orientés nord (n° 9, 11, 11b), moins ensoleillés (un atout l’été !).

« Mais tous profitent du cadre verdoyant de cette place, d’une luminosité constante, de la proximité des commerces, du tram et du lycée Champollion », souligne-t-il. Les mutations sont d’ailleurs rares, les habitants qui ont la chance d’y habiter y restent.

Actuellement, en vente sur ce secteur

DES BIENS HAUT DE GAMME RECHERCHÉS

Les immeubles haussmanniens qui bordent la zone, sur le cours Lafontaine, les boulevards Agutte-Sembat, Edouard-Rey et l’avenue Félix-Viallet, sont aussi très recherchés.

Pour leurs belles surfaces (souvent entre 130 et 200 m2, voire plus). « Et lorsqu’ils sont au juste prix, ils trouvent preneurs très rapidement », assure Anne Delamarche, responsable transaction de l’agence Régie Immobilia à Grenoble, exemple à l’appui. Sa dernière vente (en avril), un très bel appartement de 141 m2, avec parquets, mosaïques dauphinoises, cheminées, entièrement rénové en 2012, a trouvé un acquéreur en un après-midi ! Son prix : 450 000 euros.

Enfin, les rues adjacentes (Docteur-Mazet, Clot-Bey, Émile-Augier, Béranger…) sont elles aussi prisées. « Leurs immeubles abritent de plus petites surfaces, plus accessibles pour les jeunes couples », indique-telle.

En 2018, la moitié des 16 transactions de la zone concernait ces « petites » rues pour des surfaces de 60 à 100 m2 et un prix moyen au m2 de 2 930 euros (1). En 2017, elles constituaient plus des deux tiers des ventes, offrant même de plus petites surfaces (30-40 m2). Avec ces biens de qualité, le secteur peut intéresser les investisseurs. « Ceux cherchant une stabilité plus qu’une rentabilité car les prix sont élevés », modère Florent Gignoux. Le marché de la location reste d’ailleurs confidentiel. Les loyers s’élèvent à 11 ou 12 euros le m2.