Fédération Nationale de l'Immobilier
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Les Affiches du 29/05/2020 - "Grand format"

Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 29/05/2020 - GRAND FORMAT IMMOBILIER -

11/06/2020

Comment va évoluer le marché de l’immobilier en Isère après le confinement ? Si les professionnels restent confiants sur la reprise, ils notent déjà que la crise va amener quelques changements dans la demande.

Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 29/05/2020 - GRAND FORMAT IMMOBILIER -

Plus de visites de biens, plus de signatures d’actes de vente dans les études de notaires, plus de nouveaux prêts immo­biliers dans les banques, plus de chantiers, plus de formalités administratives… Pendant les premières semaines du confine­ment, le marché de l’immobilier a été complètement à l’arrêt. La situation s’est néanmoins peu à peu débloquée au fil du temps, avec des initiatives comme la mise en place de la signature à distance pour les actes de vente ou l’élaboration de règles précises pour la poursuite de l’activité sur les chantiers. Mais la crise sanitaire a fait office de douche froide après une année 2019 où l’activité est restée très soutenue, en particulier sur le marché de l’existant.


SIGNAL POSITIF. Les professionnels de la région gardent néanmoins leur calme face à la situation et espèrent une reprise à relative­ment court terme. « Le marché n’est pas explosif. Mais notre ter­ritoire reste porteur et les affaires reprennent timidement. Sur la transaction, l’activité se norma­lise peu à peu. Des ventes se font malgré le contexte et les visites ont repris, avec les précautions sanitaires qui s’imposent. Nous constatons que les acquéreurs sont moins nombreux qu’avant, mais qu’ils restent malgré tout présents », explique ainsi le président de la Fnaim de l’Isère Jean-Paul Girard. Ce dernier a relevé un signal particulière­ment positif : il n’y a pas eu de désistements dans les dossiers qui avaient été amorcés avant la crise. « D’une manière géné­rale, nous ne sommes pas trop inquiets et nous pensons que le marché va se remettre en ordre peu à peu. La crise actuelle est très différente de celle de 2009. Cette fois, ce sont les biens qui nous manquent. Aujourd’hui, l’objectif est donc de trouver de la marchandise à vendre », explique encore le président de la Fnaim, qui reste toutefois préoccupé par la question du financement : « Les banquiers nous assurent qu’ils vont jouer le jeu et accorder des prêts, mais on peut quand même se demander s’ils ne vont pas faire preuve de davantage de prudence, vu le contexte ».

Retrouvez l'intégralité du GRAND FORMAT IMMOBILIER PAR CAROLINE FOUCHÉ ET PIERRE GUERRY