Fédération Nationale de l'Immobilier
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CASERNE DE BONNE À GRENOBLE : UN FORT POUVOIR D’ATTRACTION

CASERNE DE BONNE À GRENOBLE : UN FORT POUVOIR D’ATTRACTION

07/01/2018

Sur cette ancienne caserne militaire construite à la fi n du XVIe siècle, entre la rue Berthe-de-Boissieux et les Grands boulevards, est né le premier éco-quartier de France. Dix ans après, l’attrait pour ce secteur demeure intact.

CASERNE DE BONNE À GRENOBLE : UN FORT POUVOIR D’ATTRACTION

Un quartier résidentiel dépourvu de commerces et d’animations, malgré sa proximité avec l’hyper- centre, autour d’une vaste enceinte militaire désaffectée… Difficile d’imaginer le visage de la caserne de Bonne d’il y a dix ans. Le site, dont on a conservé une partie des bâtiments historiques, a bénéficié d’une requalification urbaine complète, accompagnée par l’arrivée du tram C sur les Grands boulevards. Environ 850 logements à haute performance énergétique ont été livrés, neufs ou rénovés, entre 2008 et 2011, répondant bien avant l’heure à la réglementation thermique (RT) de 2012.
Le cahier des charges, exigeant pour l’époque, a fait de la caserne de Bonne le premier éco-quartier de France. Une référence sur le plan national. Sur ses 8,5 hectares de superfi cie, 4,5 hectares sont des jardins en coeur d’îlots et des parcs publics. Le verdoyant jardin des Vallons et sa grande aire de jeux est très apprécié des familles. Dans un souci de mixité des usages, le projet a fait naître une galerie commerciale, première halle bioclimatique durable de France, un hôtel, deux résidences étudiantes, une résidence pour personnes âgées, un cinéma art et essai, une crèche et une école pour répondre à l’arrivée massive de nouveaux habitants.

Devenue un quartier à part entière du centre-ville de Grenoble, la caserne de Bonne séduit toujours acquéreurs et locataires, comme à ses débuts. « La demande est très forte en raison de son emplacement central, de son calme et de sa proximité avec le quartier Championnet, souligne Fabien Robles, directeur de l’agence grenobloise Partenariat Immo. Les familles et les personnes âgées sont attirées par ses logements lumineux, qui possèdent pour certains des balcons et terrasses. » Un appartement au coeur de la caserne se négocie entre 3 000 et 4 000 euros le mètre carré. Des prix équivalents à ceux de 2010. « Aujourd’hui, on ne perd pas d’argent à la revente », affi rme-t-il. Dans une résidence datant de 2009, son agence a vendu un 4 pièces + cuisine de 89 m2, au premier étage avec terrasse, au prix de 294 000 euros. Dans la même rue, elle a vendu 325 000 euros un T4 spacieux de 84 m2, au deuxième étage, disposant de deux terrasses. Les appartements au dernier étage sont rares car très prisés. « Un 107 m2 avec deux grandes terrasses, au dernier étage de la résidence Le Connétable, se vend autour des 4 000 euros le mètre carré», remarque Andrée-Anne Garcia, agent immobilier au sein de l’agence grenobloise Audras & Delaunois. D’une manière générale, l’offre est peu abondante dans le quartier en raison de la présence de logements sociaux à hauteur de 40 %. Les prix des locations sont assez élevés, entre 13 et 14 euros par mètre carré. Au Connétable, hors charges, un T4 se loue entre 840 et 1 200 euros par mois, un T3 à environ 850 euros par mois et un T2 à 580 euros par mois.

UNE CASERNE QUI RAYONNE
« La réhabilitation de la caserne de Bonne a revalorisé les appartements anciens de la place Gustave-Rivet, des rues Marceau, Colonel-Dumont, les rapprochant ainsi du centre-ville », observe Andrée-Anne Garcia. « Ceux qui ne peuvent pas acheter au coeur de la caserne se logent en périphérie, confi rme Fabien Robles. Il faut compter environ 2 500 euros le m2 dans l’ancien, dans ces secteurs. Mais il y a peu d’offre. » Le quartier se construit encore. Une résidence de 32 appartements va voir le jour au 21 de la rue Maginot, à des prix compris entre 4 000 et 4 500 euros le m2.