Fédération Nationale de l'Immobilier
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LE MARCHÉ DU HAUT DE GAMME À GRENOBLE

LE MARCHÉ DU HAUT DE GAMME À GRENOBLE

01/03/2017

Depuis 2015, les professionnels de l'immobilier voient le retour de la demande sur les biens de prestige dont les prix de vente débutent à plus de 400000€ pour les appartements et à plus de 600000 € pour les maisons. L’hyper-centre Grenoblois, la Tronche

LE MARCHÉ DU HAUT DE GAMME À GRENOBLE

Un appartement de 204 m2 dans l’hyper-centre grenoblois, comprenant sept pièces et une terrasse au calme, affiché au prix de 780 000 euros ; une maison de maître des années 1900 d’une surface de 250 m2, possédant dix pièces dont six chambres, au coeur d’un parc clos et arboré de 2 800 m2 à La Tronche, au prix d’1 090 000 euros… Ces annonces immobilières appartiennent à la catégorie des biens d’exception ou haut de gamme. « Les budgets sont assez élevés sur ce marché qui débute à plus de 400 000 euros pour un appartement et à plus de 600 000 euros pour une maison, souligne Delphine Teillaud, gérante de l’agence immobilière Delphine Teillaud à Grenoble, spécialisée dans ce domaine. Parfois, le budget n’est pas excessif mais le produit est rare et exceptionnel, comme une vieille grange en pierre. Les acheteurs sont attentifs au potentiel du bien. »
Plusieurs critères peuvent définir ce marché. La situation géographique du bien compte en premier lieu. L’hyper-centre de Grenoble ainsi que le quartier de l’Ile Verte sont des adresses recherchées. « Il faut compter des prix à partir de 3 200 à 3 500 euros le m2 dans l’existant. Ce sont souvent de très grandes surfaces, ce qui explique les sommes élevées », précise-t-elle. La vallée du Grésivaudan, et plus particulièrement la très prisée rive droite de l’Isère (de La Tronche à Saint-Ismier, en passant par Corenc et Meylan), renferme aussi des propriétés d’exception. La qualité des biens, dans l’existant ou le neuf, et les belles prestations proposées s’ajoutent aux critères du premium : grandes pièces à vivre, cuisine au mobilier haut de gamme, décoration réalisée par un architecte d’intérieur, vue exceptionnelle sur les massifs, grand terrain, piscine… L’agence de Delphine Teillaud a vendu à Meylan un bel appartement dans l’existant de 200 m2 au prix d’1 million d’euros. « Il est refait à neuf, avec une très grande terrasse et une vue imprenable », détaille-t-elle. Elle a vendu, également à Meylan, une maison de 250 m2 dans l’existant, sur 1 500 m2 de terrain avec piscine, au prix d’1 090 000 euros. « Son architecture est très contemporaine », souligne-telle. À Seyssins, elle a réalisé la vente d’une maison dans l’existant à 1 100 000 euros. « Il s’agit d’une grande propriété de 7 000 m2 de terrain à lotir. »

UN MARCHÉ QUI RESTE DYNAMIQUE
« Ces dernières années, les prix se sont ajustés. Nous avons vu un retour de la demande sur ce type de biens. Le haut de gamme est toujours d’actualité et plutôt dynamique, note Delphine Teillaud. La baisse des taux d’intérêt a permis de fluidifier ce marché, porté par des secundo-accédants. Ils vendent leur bien pour en acheter un autre, en empruntant le montant qui reste à payer. » Même dans ces niveaux de prix, les acheteurs font attention à leur budget. Ils négocient, font des propositions. « Les prix doivent être cohérents par rapport à la surface, l’emplacement et la qualité du bien. Il faut qu’il y ait cette équation. Les acquéreurs sont exigeants et critiques. Ils voient beaucoup de biens, observet-elle. Nous ne sommes pas sur un marché spéculatif comme il y a dix ans, mais sur un marché raisonné. Dès que l’on dépasse le million d’euros, c’est l’offre et la demande. Les vendeurs sont souvent prêts à baisser les prix car eux aussi vont acheter par la suite. » Très fréquemment, ils revendent leur maison pour acheter le bel appartement en centre-ville. « Les  enfants sont partis, la maison familiale est devenue trop grande. Et ils veulent bénéficier de toutes les commodités.» À l’inverse, ils vendent le bel appartement pour acheter une maison, gagner en confort et disposer d’un cadre de vie agréable. Un achat plaisir, non lié à la nécessité, mais qui demeure un marché de niche.