Fédération Nationale de l'Immobilier
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Habiter dans l'hyper-centre

Habiter dans l'hyper-centre

07/02/2016

L’hyper-centre grenoblois répond à un style de vie privilégiant l’animation, les échanges humains, la diversité culturelle. l’offre de logements concentre et marie tous les styles de l’ancien, mais elle se fait rare…

Habiter dans l'hyper-centre

Le coeur de Grenoble fait toujours vibrer le coeur des Grenoblois. Les étudiants, les jeunes cadres apprécient et participent à son animation quotidienne. Les couples s’y installent, les seniors y reviennent une fois les enfants partis du logis familial, pour profiter d’un dynamisme culturel, social, commerçant, jamais très éloigné des montagnes.

CHARME ET COMPROMIS

Délimité par le cours Gambetta, l’Isère, les places Notre-Dame, Condorcet, Vaucanson et Championnet, ce territoire affiche une belle variété architecturale, allant du très ancien (xviie et xviiie siècles) dans les rues piétonnes de Saint-André à Sainte-Claire, au contemporain, en passant par le style haussmannien autour
de la place Victor-Hugo.

Dans l’hyper-centre, le parc immobilier s’adapte à tous les modes de vie : les T1-T2, prisés par les étudiants ou de jeunes célibataires, les T3-T5, destinés aux familles ou à la colocation, et les plus grandes superficies avec planchers type Hache, beaux volumes, hauts plafonds…, réservées aux Grenoblois plus fortunés.

Mais dans son ensemble, l’offre peine à satisfaire des acheteurs exigeants et souvent indécis. « Le marché de l’hyper-centre manque aujourd’hui de lisibilité. Selon les biens, les délais de vente s’allongent ou se raccourcissent sans qu’on puisse en analyser précisément les raisons », confie Adrien Lando, co-gérant de l’agence Valoris.

Son analyse ? « De plus en plus, les acquéreurs privilégient leur confort de vie et pensent à la revente. Ils n’achètent que si tous les voyants sont au vert en termes d’agréments (présence d’un ascenseur, d’un balcon, ensoleillement, vue, proximité d’un parking, etc.) ; sinon, ils se détournent vers des quartiers plus excentrés où la différence de prix est aujourd’hui plus marquée. Le moindre défaut se paie donc très cher !

De fait, les détenteurs de biens dans l’hyper-centre sont frileux à la vente, ils retardent leurs projets immobiliers dits “de confort” et l’offre se nourrit essentiellement d’appartements vendus pour raisons familiales, professionnelles, de santé, etc. »

Vivre dans l’hyper-centre, c’est faire des compromis. Laissez-vous gagner par le charme des rues commerçantes, savourez l’ambiance des places animées, visitez les petites échoppes en tous genres, retrouvez vos amis dans des endroits chaleureux, bénéficiez d’un foisonnement culturel à votre portée. Et tant pis s’il vous faut gravir quelques étages à pied pour regagner votre appartement…