Fédération Nationale de l'Immobilier

L'HYPER-CENTRE GRENOBLOIS TOUJOURS PLÉBISCITÉ

L’hyper-centre grenoblois, de la place Grenette à la place Notre-Dame, continue de séduire
les acquéreurs. Avec un mètre carré en dessous des 3 000 euros, il demeure le quartier le plus
cher de Grenoble avec celui de l’Île-Verte.

L'hyper-centre de Grenoble séduit une clientèle variée

Les professionnels de l’immobilier voient le retour de jeunes retraités qui vendent leur bien dans le Grésivaudan pour acheter un appartement dans le centre-ville. Ils bénéfi cient ainsi de toutes ses commodités (commerces, transports, restaurants…). Autre constat, le retour d’une clientèle qui s’était installée dans un rayon de 20 kilomètres autour de Grenoble, lorsque les prix du marché étaient élevés. « Même dans l’hyper-centre, les prix
ont baissé, souligne Olivier Illy, gérant de l’agence immobilière Le Montorge à Grenoble. Dans ce secteur, nous sommes en-dessous de la barre psychologique des 3 000 euros le mètre carré. » Le centre-ville est aussi plébiscité par les investisseurs. « Ils sont friands de la petite surface en vue de la louer aux étudiants désirant être au coeur de la ville, proches du tram et des animations », poursuit-il. « Il y a une forte demande sur ce type de surface »,
constate, lui aussi, Xavier Magnin, conseiller transaction et habitation au sein de l’agence immobilière Cabinet Besson à Grenoble. Rue Brocherie, son agence a vendu un 31 m2 à 85 000 euros pour de l’investissement locatif, après une seule visite ! « Par contre, certains propriétaires-bailleurs font le choix de mettre en vente leur bien plutôt que de le louer, face à la hausse de la fi scalité et à la vacance locative », remarque Olivier Illy. 

Différents biens coexistent dans l’hyper-centre, comme de beaux appartements anciens avec parquets et hauts plafonds dans des immeubles datant des XVIe et XVIIe siècles, des logements dans des résidences construites au XXe siècle… « Si un travail de rénovation est nécessaire, comme l’installation d’un double vitrage, les prix vont être négociés. Et même si le bien est rénové, le mètre carré ne dépassera pas les 3 000 euros », note Olivier Illy. Si le bien est surestimé, les négociations vont bon train. « Place des Tilleuls, après plusieurs baisses successives, nous avons vendu un appartement de 121 m2 à 292 000 euros, alors que les propriétaires en voulaient au départ 350 000 euros », détaille Xavier Magnin. 

Le prix d’un appartement plan Courant dans un immeuble en bon état démarre à 2 300 euros le mètre carré (par exemple pour un bien orienté au nord) et peut aller jusqu’à 2 850 euros le mètre carré. « On trouve aussi dans les rues piétonnes des appartements à rénover à 1 800 euros le mètre carré », précise-t-il. 

Les biens les plus recherchés sont les grands appartements familiaux, les T3 et T4, de 90 à 120 m2, avec trois chambres. Le Cabinet Besson a vendu en un mois, place aux Herbes, un 94 m2 en bon état à 260 000 euros et un 210 m2 à 600 000 euros dans le quartier Notre-Dame, soit 2 857 euros le mètre carré. « Il s’agissait d’un très bel appartement ancien dans un hôtel particulier, avec une terrasse de 29 m2 donnant sur une cour intérieure sans vis-àvis.» Le bien est resté en vente seulement deux mois. « Ce genre de surface est assez rare dans le centre ancien », remarque Xavier Magnin. 

Au-delà des 3 000 euros le mètre carré, le marché est exceptionnel. Le Cabinet Besson a vendu un 102 m2 à 350 000 euros dans un immeuble rénové en 2007, rue Servan, soit 3 400 euros le mètre carré. « Cette vente se justifi e par les belles prestations proposées », souligne l’agent immobilier.